Depuis la rentrée, une nouvelle règle s’applique dans tous les lycées de France : l’interdiction du téléphone portable au lycée pendant le temps scolaire. La mesure, très attendue par les équipes éducatives, complète un dispositif déjà en vigueur à l’école primaire et au collège depuis 2018. Voici ce qui change concrètement pour les élèves, les familles et les établissements.
Ce que prévoit la nouvelle loi
La loi a été promulguée le 24 août 2026 et publiée au Journal officiel le lendemain. Elle étend aux lycées l’interdiction d’utiliser un téléphone portable ou tout autre objet connecté pendant le temps scolaire, y compris lors des activités organisées en dehors de l’établissement, comme les sorties pédagogiques. Une circulaire du 2 juillet 2026, signée par le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray et publiée au bulletin officiel, en précise les modalités d’application.
Point important : le texte interdit l’usage du téléphone, pas sa possession. Les lycéens peuvent toujours venir en cours avec leur appareil, mais doivent le garder éteint ou rangé pendant les heures de classe, selon les règles fixées par le règlement intérieur de chaque établissement.
Comment la mesure s’applique concrètement
- L’interdiction couvre le téléphone portable ainsi que les autres objets connectés : montres connectées et écouteurs sans fil sont soumis à la même règle.
- Chaque établissement fixe, après consultation du conseil de la vie lycéenne, les modalités pratiques de l’interdiction dans son règlement intérieur.
- En cas de non-respect, la sanction peut aller jusqu’à la confiscation temporaire de l’appareil.
- La mesure s’applique aussi pendant les sorties et activités pédagogiques organisées hors de l’enceinte de l’établissement.
Des dérogations prévues pour certains usages
Le texte ménage plusieurs exceptions. Les équipements utilisés par des élèves en situation de handicap ou souffrant d’une pathologie invalidante ne sont pas concernés par l’interdiction. Un vademecum transmis aux établissements début juillet autorise également des dérogations pour des usages pédagogiques encadrés par un enseignant, ou pour des situations liées au bon fonctionnement de l’établissement.
Un cadre désormais unifié, de la maternelle au lycée
Avec ce texte, la France harmonise sa politique sur l’ensemble de la scolarité : primaire, collège et lycée appliquent désormais la même logique de restriction, même si les modalités concrètes restent adaptées à l’âge des élèves. Cette extension s’inscrit dans une réflexion plus large sur le numérique raisonné à l’école, un sujet suivi de près par les conseillers numériques France Services, chargés d’accompagner un usage plus responsable des outils connectés au quotidien.
Cette rentrée 2026 aura d’ailleurs été marquée par plusieurs nouveautés pour les familles, du retour du Pass Sport pour les 6-13 ans à l’évolution des pratiques pédagogiques. Pour les élèves qui souhaitent, malgré tout, approfondir leur maîtrise des outils numériques dans un cadre structuré, certaines filières spécialisées, comme une école informatique, permettent de canaliser cet intérêt vers un projet d’études.
Pour les enseignants, l’enjeu est aussi organisationnel : la mesure vise à réduire les sources de distraction en classe et à limiter les usages problématiques identifiés ces dernières années, comme le cyberharcèlement via les réseaux sociaux pendant les heures de cours. Les premiers retours de terrain seront suivis avec attention par le ministère au cours de l’année scolaire.
Questions fréquentes
Les lycéens peuvent-ils encore apporter leur téléphone en cours ?
Oui, la loi interdit l’usage du téléphone pendant le temps scolaire, pas sa possession. L’appareil doit simplement rester éteint ou rangé selon les règles fixées par chaque établissement.
Quelles sanctions en cas de non-respect de l’interdiction ?
Les sanctions sont définies par le règlement intérieur de chaque lycée et peuvent aller jusqu’à la confiscation temporaire de l’appareil par l’équipe éducative.
Existe-t-il des exceptions à cette interdiction ?
Oui, notamment pour les élèves en situation de handicap ou de maladie invalidante, ainsi que pour certains usages pédagogiques encadrés par un enseignant.
Sources
Ministère de l’Éducation nationale —
L’Étudiant —
Banque des Territoires
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
