Selon les dernières estimations du Citepa, l’organisme chargé de l’inventaire national des gaz polluants, les émissions de gaz à effet de serre en France devraient reculer de 2,8 % en 2026, pour s’établir autour de 349,4 millions de tonnes d’équivalent CO2. C’est mieux que la baisse de 2,1 % enregistrée en 2025, mais plusieurs voix, dont celle de la Cour des comptes, rappellent que ce rythme reste bien en deçà de ce qu’exige la trajectoire climatique du pays.
Logement et transport routier, moteurs de la baisse
Le recul observé cette année s’explique en grande partie par deux phénomènes concrets. D’un côté, la consommation de gaz naturel dans les logements et les bâtiments tertiaires a diminué, réduisant les émissions liées au chauffage, à l’eau chaude sanitaire et à la cuisson. De l’autre, le prix élevé du gazole a eu un effet dissuasif sur certains déplacements, contribuant à freiner les émissions du secteur routier. Ces deux secteurs restent, à eux seuls, parmi les plus gros contributeurs du bilan carbone national.
Pourquoi ce rythme reste jugé insuffisant
Dans un rapport récent, la Cour des comptes a adressé un avertissement sévère au gouvernement sur le pilotage de la transition écologique, estimant que les efforts engagés ne permettent pas de respecter la trajectoire fixée par la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC). Pour tenir les engagements pris à l’échelle européenne, la France devrait réduire ses émissions à un rythme nettement supérieur à celui observé ces dernières années.
- 349,4 millions de tonnes d’équivalent CO2 attendues pour 2026
- Baisse de 2,8 %, contre 2,1 % en 2025
- Logement, chauffage et transport routier en tête des secteurs concernés
- Un rythme encore inférieur à la trajectoire bas-carbone fixée par l’État
Un budget climatique sous tension
Ce constat s’inscrit dans un contexte budgétaire tendu, où les arbitrages sur le financement de la transition écologique se multiplient. Certaines pistes, comme l’évolution du plafond du Livret A pour financer l’adaptation climatique, illustrent la recherche de nouvelles marges de manœuvre financières à l’heure où les besoins d’investissement augmentent, qu’il s’agisse de rénovation énergétique, de protection contre les épisodes extrêmes ou de soutien aux filières bas-carbone.
Des écosystèmes déjà sous pression
Au-delà des chiffres annuels, les scientifiques alertent sur la capacité des milieux naturels à absorber le carbone encore émis. L’Inventaire forestier national a ainsi révélé que le puits de carbone des forêts françaises s’essouffle, sous l’effet du vieillissement des peuplements et des épisodes de sécheresse. Un signal préoccupant, alors que les forêts sont censées compenser une partie des émissions résiduelles du pays. Parallèlement, l’artificialisation des sols continue de menacer la biodiversité, fragilisant des écosystèmes déjà éprouvés par le réchauffement.
Ce que cela signifie pour les prochaines années
La tendance est positive, mais elle ne suffit pas à elle seule à rassurer sur l’atteinte des objectifs climatiques à moyen terme. Les prochains arbitrages budgétaires et les choix sur la fiscalité de l’énergie, le financement du nucléaire ou l’affichage environnemental des produits devraient peser lourd sur la capacité du pays à accélérer sa trajectoire de décarbonation dans les années qui viennent.
Questions fréquentes
De combien les émissions françaises de gaz à effet de serre ont-elles baissé en 2026 ?
Selon les estimations du Citepa, elles devraient reculer de 2,8 % sur l’année, pour s’établir à environ 349,4 millions de tonnes d’équivalent CO2.
Pourquoi la Cour des comptes juge-t-elle cette baisse insuffisante ?
Parce que le rythme actuel reste inférieur à celui prévu par la Stratégie nationale bas-carbone, qui fixe la trajectoire que la France doit suivre pour respecter ses engagements climatiques.
Quels secteurs expliquent principalement cette baisse ?
La baisse de la consommation de gaz naturel dans le logement et le tertiaire, ainsi que le repli des déplacements routiers lié au prix du gazole, sont les deux principaux moteurs identifiés.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
