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COP17 désertification : la Mongolie accueille la conférence mondiale de l’ONU

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Du 17 au 28 août, Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie, accueille la COP17, la 17e Conférence des Parties à la Convention des Nations unies de lutte contre la désertification (CNULCD). Plusieurs milliers de délégués venus des 197 Parties à la convention, ainsi que des représentants d’États, d’entreprises, de la société civile, des scientifiques, des jeunes, des peuples autochtones et des éleveurs pastoraux, sont réunis autour d’un objectif commun : parvenir à un accord mondial contraignant sur la sécheresse, resté inabouti lors du précédent sommet de Riyad.

Un pays hôte particulièrement concerné

Le choix de la Mongolie comme pays hôte n’est pas anodin. Avec un territoire de 1,56 million de kilomètres carrés, le pays fait partie des nations les plus touchées par la dégradation des terres : près de 82 % du territoire mongol serait aujourd’hui dégradé, sous l’effet conjugué du surpâturage, du changement climatique et de l’expansion des zones arides. Placée sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir », la conférence s’inscrit aussi dans l’Année internationale des parcours et des pasteurs (IYRP), proclamée par les Nations unies, qui met en lumière le rôle de plus d’un milliard de personnes dépendant directement des pâturages pour leur subsistance.

Ce qui se joue concrètement

Contrairement à une image parfois restée théorique, les négociations de la COP17 portent sur des enjeux très concrets :

  • La reconnaissance du pastoralisme comme mode de gestion durable des écosystèmes arides, plutôt que comme facteur aggravant de la désertification ;
  • La définition d’indicateurs communs pour mesurer la dégradation des sols et suivre les engagements de restauration pris par les États ;
  • Le financement des programmes de lutte contre la sécheresse dans les régions les plus vulnérables, où la perte de terres arables nourrit l’instabilité et les migrations forcées.

Le centre de recherche agronomique français Cirad, présent à Oulan-Bator, insiste notamment sur la nécessité d’associer les éleveurs pastoraux aux décisions plutôt que de les considérer comme de simples victimes du phénomène.

Une année chargée pour la diplomatie environnementale

La COP17 désertification ouvre en réalité un triptyque inédit : les trois grandes conventions issues du Sommet de la Terre de Rio, signées en 1992, tiennent chacune leur conférence des Parties cette année. Après Oulan-Bator en août, la COP biodiversité se tiendra en Arménie en octobre, avant la COP climat en Turquie en novembre. Un enchaînement qui doit permettre, selon plusieurs délégations, de mieux articuler les réponses à des crises souvent traitées séparément alors qu’elles s’aggravent mutuellement : sécheresse, perte de biodiversité et réchauffement climatique.

Pour la France, régulièrement confrontée à des épisodes de sécheresse sur son propre territoire ces dernières années, ces négociations sont suivies de près, notamment sur le volet financement et sur les outils de suivi des sols qui pourraient inspirer les politiques nationales.

La clôture des travaux, prévue le 28 août, devrait donner lieu à une déclaration finale. Les délégations restent toutefois divisées sur les mécanismes de financement à mettre en place, notamment sur la part que devraient assumer les pays les plus industrialisés face aux pays les plus exposés à la désertification.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la COP17 désertification ?

Il s’agit de la 17e Conférence des Parties à la Convention des Nations unies de lutte contre la désertification, un traité international adopté en 1994 pour lutter contre la dégradation des terres et la sécheresse.

Pourquoi la Mongolie a-t-elle été choisie comme pays hôte ?

Parce qu’elle figure parmi les pays les plus affectés par la désertification, avec environ 82 % de son territoire dégradé, ce qui en fait un symbole fort pour porter les négociations.

Quel est l’enjeu principal des négociations ?

Parvenir à un accord mondial contraignant sur la sécheresse, un sujet resté sans conclusion lors du précédent sommet de Riyad, ainsi qu’à des engagements de financement pour la restauration des terres.

Sources

UNCCD — 17th session of the Conference of the Parties
Cirad — COP17 désertification : le rôle du pastoralisme
Espèces-menacées.fr — La COP17 en Mongolie

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Sébastien Chevalier
Sébastien Chevalier
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