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Informatique quantique : l’Europe lance Q-PLANET pour industrialiser les puces à atomes neutres

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Et si les ordinateurs quantiques sortaient enfin des laboratoires pour entrer en usine ? C’est tout l’enjeu de Q-PLANET, un programme européen tout juste lancé et coordonné par la société française Pasqal, spécialiste de l’informatique quantique à atomes neutres. Avec un budget de 50 millions d’euros et 28 partenaires venus de 11 pays de l’Union européenne, l’ambition affichée est claire : passer du prototype de laboratoire à la production industrielle des composants quantiques.

Un consortium de 28 partenaires pour industrialiser le quantique

Q-PLANET réunit des centres de recherche, des industriels et des équipes universitaires issus de 11 États membres de l’Union européenne, sous la coordination de Pasqal. Le programme s’inscrit dans un accord-cadre de partenariat de six ans conclu avec le Chips Joint Undertaking, l’organisme européen chargé de financer la souveraineté du continent sur les semi-conducteurs. Une première phase de trois ans vient de démarrer ; une seconde, de même durée, doit ensuite accélérer l’adoption de ces technologies par les utilisateurs industriels.

Des atomes neutres plutôt que des supraconducteurs

Contrairement à d’autres approches du calcul quantique qui reposent sur des circuits supraconducteurs refroidis à des températures extrêmes, la technologie développée par Pasqal manipule des atomes neutres piégés par laser. Le projet Q-PLANET vise justement à produire à grande échelle les briques de base de cette approche : des lasers de précision, des puces capables de piéger les atomes un à un, et de petites cellules en verre où circule la vapeur atomique utilisée pour les calculs. Fabriquer ces composants en série, avec une qualité constante, est aujourd’hui le principal verrou avant tout déploiement industriel.

  • Budget total : 50 millions d’euros sur six ans
  • 28 partenaires dans 11 pays de l’Union européenne
  • Deux laboratoires français en première ligne : le SYRTE (CNRS) et le laboratoire Albert-Fert (CNRS/Thales)

La France, moteur discret d’une course mondiale

Deux laboratoires français jouent un rôle moteur dans le projet : le SYRTE, rattaché au CNRS, spécialisé dans la métrologie du temps et des fréquences, et le laboratoire Albert-Fert, unité commune au CNRS et à Thales dédiée à la spintronique et aux technologies quantiques. Cette implication confirme la position de la recherche française dans un secteur où la compétition internationale s’intensifie, entre les États-Unis, la Chine et l’Europe. Elle fait d’ailleurs écho au récent classement de Shanghai, où la France se maintient dans le top 10 mondial de la recherche malgré un contexte budgétaire tendu pour les universités.

Le calcul quantique à atomes neutres promet, à terme, de résoudre des problèmes aujourd’hui hors de portée des supercalculateurs classiques : simulation de nouvelles molécules pour la pharmacie, optimisation logistique complexe, ou encore modélisation de matériaux. Une perspective qui s’ajoute à d’autres ruptures technologiques scrutées de près par les chercheurs, à l’image des débats autour de la prochaine génération de modèles d’intelligence artificielle, ou des grands rendez-vous scientifiques internationaux comme l’assemblée COSPAR qui a réuni cet été la recherche spatiale mondiale à Florence.

Ce qu’il faut retenir

Q-PLANET ne promet pas un ordinateur quantique grand public pour demain : c’est un projet industriel, discret mais stratégique, qui vise à sécuriser la capacité de l’Europe à fabriquer elle-même les composants de cette technologie de rupture, plutôt que d’en dépendre entièrement pour l’étranger.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que l’informatique quantique à atomes neutres ?

C’est une approche du calcul quantique qui utilise des atomes individuels piégés et manipulés par laser pour réaliser des opérations, plutôt que des circuits électroniques supraconducteurs refroidis à très basse température.

Qui finance le projet Q-PLANET ?

Le programme s’appuie sur un accord-cadre de six ans avec le Chips Joint Undertaking, l’organisme européen dédié au financement de la filière des semi-conducteurs, pour un budget total de 50 millions d’euros.

Quels laboratoires français participent au projet ?

Le SYRTE (CNRS) et le laboratoire Albert-Fert, unité commune au CNRS et à Thales, comptent parmi les contributeurs les plus impliqués du consortium européen.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Sébastien Chevalier
Sébastien Chevalier
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