Zones humides, dunes, tourbières, forêts, récifs d’huîtres plates : partout en France, des dizaines de projets locaux de restauration de la biodiversité viennent d’obtenir un coup de pouce financier décisif. Le programme national qui les soutient franchit cette année un nouveau cap, avec un nombre record de candidatures et une enveloppe qui dépasse les 21 millions d’euros mobilisés depuis sa création.
Un appel à projets pris d’assaut
Porté depuis 2023 par l’Office français de la biodiversité (OFB) en partenariat avec FDJ United, le dispositif fonctionne sur un principe original : une partie des mises de jeux de grattage et de tirages spéciaux est reversée pour financer des chantiers de restauration écologique portés par des collectivités, des associations ou des gestionnaires d’espaces naturels. Pour cette nouvelle édition, lancée au printemps et dont les résultats ont été annoncés le 8 juillet, 128 dossiers ont été déposés, un niveau inédit qui traduit une mobilisation croissante des acteurs de terrain.
Au terme de la sélection, 28 nouveaux projets ont été retenus, portant à 92 le nombre total de chantiers soutenus depuis le lancement du dispositif. Plus de 9 millions d’euros ont été collectés lors des tirages de cette édition, dans la continuité des 21 millions déjà réunis sur l’ensemble du programme.
Des chantiers dans tous les écosystèmes du territoire
La diversité des projets lauréats reflète celle des milieux naturels français. On trouve ainsi des opérations de restauration de zones humides, de tourbières et de cours d’eau, des travaux de renaturation de forêts, de dunes et de prairies, ainsi que des interventions sur les milieux marins et littoraux. Plusieurs projets ciblent la préservation d’espèces emblématiques, comme les chauves-souris, le vison d’Europe, les oiseaux des zones humides ou encore les récifs d’huîtres plates, autrefois abondants sur le littoral atlantique.
Le programme ne se limite pas à la métropole : des projets sont également financés en Guadeloupe, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie et à Saint-Martin, où les enjeux de préservation des écosystèmes tropicaux et ultramarins sont tout aussi pressants.
- 92 projets soutenus au total depuis 2023
- 28 nouveaux lauréats cette année, sur 128 candidatures
- Plus de 21 millions d’euros mobilisés depuis le lancement
- Des chantiers en métropole comme en Outre-mer
Pourquoi cette dynamique compte
Au-delà des chiffres, ce type de financement participatif permet à des structures locales, souvent de petite taille, de mener des chantiers de restauration qu’elles n’auraient pas pu financer seules. Fédérations de conservatoires d’espaces naturels, associations naturalistes ou collectivités rurales figurent ainsi parmi les bénéficiaires réguliers du dispositif, qui a déjà permis d’accompagner 64 sites lauréats depuis sa création. Le programme est désormais prolongé jusqu’en 2027, ce qui laisse entrevoir de nouvelles vagues de projets dans les années à venir, à l’heure où la préservation des milieux naturels devient un enjeu central face aux pressions climatiques croissantes.
Pour les habitants curieux de nature, beaucoup de ces chantiers sont visibles ou accessibles, notamment lors de sorties organisées par les associations porteuses. Une bonne occasion de découvrir, près de chez soi, des espaces en pleine renaissance écologique — un thème qui rejoint aussi les envies d’escapades nature du côté de nos pages Voyage – Tourisme, ou les astuces pour verdir son propre jardin dans Maison et Jardin.
Questions fréquentes
Qui peut candidater à ce type de programme ?
Les collectivités locales, les associations de protection de la nature et les gestionnaires d’espaces naturels (conservatoires, parcs, réserves) peuvent déposer un dossier lors de l’ouverture annuelle de l’appel à projets.
Comment le programme est-il financé ?
Il repose sur une partie des mises collectées via des jeux de grattage et des tirages spéciaux, reversée à l’Office français de la biodiversité pour financer les chantiers sélectionnés.
Où se déroulent les chantiers soutenus ?
Sur l’ensemble du territoire : zones humides, forêts, littoraux et prairies en métropole, mais aussi en Guadeloupe, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie et à Saint-Martin.
Sources
- Ministère de la Transition écologique
- Office français de la biodiversité
- Fédération des Conservatoires d’espaces naturels
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
