Date:

Share:

Colis : pourquoi Mondial Relay ferme des milliers de points relais chez les commerçants

Related Articles

La carte des livraisons de colis en France est en train de changer de visage. Mondial Relay a entamé la fermeture d’environ 3 500 points relais sur les 11 000 que compte son réseau, au profit de casiers automatiques accessibles 24 heures sur 24. Un virage qui inquiète autant les petits commerçants que plusieurs parlementaires.

Le tournant vers les casiers automatiques

Depuis sa création en 1997, Mondial Relay avait bâti son succès sur un maillage dense de commerces partenaires : tabacs-presse, épiceries, pressings ou fleuristes qui acceptaient de stocker les colis des clients contre une commission. Ce modèle est désormais concurrencé par les consignes automatiques, dont le nombre a été multiplié par trois depuis 2023 pour atteindre près de 9 000 unités sur le territoire. Plus de 1 800 casiers seraient déjà opérationnels, avec un objectif annoncé de 4 500 d’ici la fin de l’année. Leur usage a bondi de plus de 70 % en un an, porté notamment par la clientèle urbaine qui apprécie la disponibilité permanente du service.

Ce que perdent les commerçants partenaires

Des milliers de commerçants ont reçu un courrier recommandé les informant de la fin de leur contrat avec l’enseigne. La perte n’est pas anodine : la commission versée pour la gestion des colis pouvait atteindre 400 à 1 000 euros par mois pour les points les plus actifs, un appoint de trésorerie non négligeable pour de petits commerces déjà fragilisés par la baisse du trafic en centre-ville. Autre effet collatéral relevé par les acteurs du secteur : les boutiques qui conservent leur activité de point relais voient leur fréquentation grimper de plus de 50 %, ce qui peut créer des tensions logistiques pour des structures parfois tenues par une seule personne.

  • Environ 3 500 points relais fermés sur 11 000 implantations Mondial Relay.
  • Près de 9 000 consignes automatiques toutes enseignes confondues, contre un tiers de ce chiffre en 2023.
  • Un manque à gagner estimé jusqu’à 1 000 € par mois pour les commerces qui perdent leur contrat.
  • Plus de 37 000 points de retrait au total en France, contre 22 000 en 2017.

Une inquiétude qui remonte jusqu’au Parlement

Le sujet a dépassé le cadre local. Des sénateurs ont interpellé le gouvernement sur le risque d’un double effet : perte de revenu pour les commerçants et affaiblissement du lien social qu’entretenait le passage régulier des habitants dans ces commerces. Une question écrite a également été déposée à l’Assemblée nationale sur le sujet, signe que la reconversion du réseau Mondial Relay est désormais suivie de près par les pouvoirs publics, qui avaient déjà mobilisé un fonds de soutien de plusieurs millions d’euros pour préserver le commerce de proximité dans plus d’un millier de communes.

Ce que cela change pour les clients

Pour les consommateurs, le passage au casier automatique simplifie souvent le retrait : plus d’horaires d’ouverture à respecter, un code reçu par SMS et un colis récupérable à toute heure. Mais dans les zones rurales ou peu denses, où l’implantation d’une consigne n’est pas toujours rentable pour l’opérateur, la fermeture d’un point relais peut aussi signifier un trajet plus long jusqu’au point de retrait le plus proche. De quoi nourrir un débat plus large sur l’équilibre entre praticité pour le consommateur et maintien des services de proximité en zone rurale, un enjeu que suivent aussi de près les acteurs du commerce et de l’entreprise.

Questions fréquentes

Combien de points relais Mondial Relay vont-ils fermer ?

Environ 3 500 points relais sur les 11 000 que compte le réseau sont concernés par cette réorganisation au profit des casiers automatiques.

Que deviennent les colis dans les zones concernées ?

Selon Mondial Relay, les colis destinés à un point relais fermé sont automatiquement réorientés vers le point de retrait ou la consigne la plus proche, avec une notification au client.

Pourquoi les casiers automatiques se développent-ils autant ?

Ils coûtent moins cher à exploiter qu’un point relais tenu par un commerçant, ne mobilisent pas de personnel et permettent un retrait disponible 24 h/24, ce qui séduit une clientèle de plus en plus urbaine et pressée.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Julie
Julie
Je m’appelle Julie Charles, j’ai 27 ans, et je suis restauratrice de meubles anciens. Dans mon atelier, je recolle les morceaux du passé, je redonne du sens aux veines du bois, je répare sans effacer les traces du temps. Ce métier, exigeant et discret, m’a appris une chose essentielle : ce qui dure est souvent ce qu’on ne regarde plus. C’est exactement cette idée qui m’a poussée à créer Pitas — un magazine francophone dédié aux choses passionnées mais pas toujours visibles du web. Pitas, c’est mon carnet de bord numérique : j’y raconte les initiatives, les sites, les voix, les débats et les obsessions qui traversent la toile francophone, sans faire la une, mais qui construisent, doucement, une autre culture en ligne. Je m’intéresse à tout ce qui a une âme : – Les petits forums de niche, les newsletters passionnées, les micro-communautés engagées – Les débats sur le langage, les féminismes, les pratiques numériques alternatives – Les zones grises du web, entre artisanat digital et espaces de résistance créative Ce qui me rend unique ? En parallèle de mon métier manuel, je suis aussi marcheuse de nuit. Quand la ville s’endort, je sors. Je marche dans les rues désertes, j’observe les lumières, je pense aux pages web qui s’écrivent en silence, aux idées qui s’échangent à 3h du matin. Je crois que le web a sa part de nocturne — et que c’est souvent là, dans le calme et l’oubli, qu’on trouve les contenus les plus vrais. 📌 Ce que vous trouverez sur Pitas : – Des chroniques sur les dynamiques du web francophone : forums, réseaux, outils, plateformes émergentes – Des portraits de créateurs et créatrices numériques méconnus, artisans du contenu – Des réflexions sur le lien entre numérique et lenteur, attention, mémoire, soin – Des coups de cœur, parfois des colères, toujours argumentés – Une écriture intime mais informée, artisanale mais connectée Je ne cherche pas à décrypter les tendances. Je cherche à comprendre les passions. Bienvenue sur Pitas. Ici, on regarde l’écran comme on regarde une commode centenaire : avec soin, patience, et curiosité.

Popular Articles

Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle