Crunchyroll vient de franchir un cap symbolique : plus de 21 millions d’abonnés payants dans le monde, contre seulement 3 millions en 2020. Une croissance multipliée par sept en six ans. Et pourtant, en France, la plateforme japonaise spécialisée ne domine pas le marché de l’anime : c’est Netflix qui garde la préférence des spectateurs, selon une étude récente. Un paradoxe qui en dit long sur la façon dont les Français consomment l’animation japonaise aujourd’hui.
Crunchyroll, une croissance mondiale sans précédent
Partie de 3 millions d’abonnés en 2020, la plateforme est passée à 15 millions en 2024, puis à 17 millions au printemps 2025, avant de dépasser les 21 millions début 2026. Cette expansion s’explique notamment par l’absorption des catalogues de Funimation et Wakanim, ainsi que par une présence désormais établie dans plus de 200 territoires. Revers de la médaille pour les abonnés français : plusieurs hausses tarifaires se sont succédé, l’offre Fan mensuelle passant de 5,99 € à 6,99 €, et la formule Mega Fan de 7,99 € à 8,99 € par mois. Les abonnements annuels suivent la même trajectoire, avec des tarifs Fan et Mega Fan revus à la hausse de dix euros chacun.
Mais Netflix garde la main dans l’Hexagone
C’est là tout le paradoxe révélé par l’étude du cabinet GEM Partners, menée auprès de près de 15 000 personnes dans 15 pays : Netflix se positionne comme la première plateforme pour l’anime dans sept des neuf marchés clés étudiés, dont la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Brésil. Crunchyroll, malgré son statut de service spécialisé et sa croissance impressionnante, n’arrive en tête d’aucun de ces marchés. Le catalogue généraliste de Netflix, ses moyens de production propres et sa présence installée dans les usages depuis des années semblent peser plus lourd que la spécialisation, au moins pour l’instant.
Le manga papier, lui, marque le pas
Sur les étagères des librairies, la tendance est différente. La France reste le deuxième plus grand marché du manga au monde après le Japon, avec 35,9 millions de volumes vendus en 2024 pour environ 309 millions d’euros. Mais après des années fastes portées par le boom de 2021-2022, les ventes reculent : environ -13 % en 2023, puis encore -9 % en 2024 selon les données du marché suivies par les professionnels de l’édition. Le format papier reste solidement installé, mais il doit désormais composer avec une consommation de plus en plus tournée vers l’écran.
Ce que ça change pour les fans
- Comparer les catalogues avant de s’abonner : aucune plateforme ne détient l’exclusivité de toutes les licences populaires ;
- Surveiller les hausses de prix, devenues récurrentes chez les services spécialisés ;
- Le papier et le streaming ne s’opposent pas forcément : beaucoup de lecteurs découvrent une série en vidéo avant d’acheter le manga, et inversement.
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Questions fréquentes
Pourquoi Crunchyroll n’est-il pas leader en France malgré sa croissance ?
Selon l’étude GEM Partners, Netflix reste la plateforme préférée des spectateurs français pour l’anime, portée par son catalogue généraliste et son ancrage installé, même si Crunchyroll progresse fortement à l’échelle mondiale.
Combien coûte un abonnement Crunchyroll en France aujourd’hui ?
Après la dernière hausse, l’offre Fan mensuelle est facturée 6,99 € et la formule Mega Fan 8,99 € par mois, contre respectivement 5,99 € et 7,99 € auparavant.
Les ventes de manga papier sont-elles en train de s’effondrer en France ?
Non : elles reculent après plusieurs années record, mais la France reste le deuxième marché mondial du manga derrière le Japon, avec près de 36 millions de volumes vendus en 2024.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
